Les violences conjugales

 

 

 

 

 

1.      Définition

 

 

Violence définition selon LAROUSSE : caractère qui se manifeste, se produit ou produit ses effets avec une force intense, brutale et souvent destructrice.

 

 

Violences dans le couple, de quoi parle-t-on ?

 

J'aime à préciser que toutes les violences ne sont pas forcément physiques. Certaines formes de violences passent même inaperçues. Elles peuvent être sexuelles (rapports non consentis par l’autre partenaire), verbales (insultes, dénigrement…) psychologiques (humiliation, dénigrement, rabaissement ...) mais aussi économiques ou administratives (privation d’argent, de documents administratifs…).

 

Une femme reçue en entretien me disait : « il n’est pas violent, mais il me prive de mes papiers, je n’ai pas le droit de faire des démarches seule. Si j’insiste, il m’insulte alors je préfère laissé tomber. Je l’aime, je ne veux pas le mettre en colère.»

 

Il est difficile pour les personnes victimes et attachées sentimentalement, même si elles souffrent, de se rendre compte qu’elles sont inscrite dans un schéma de violences conjugales.

 

Les violences conjugales peuvent être récurrentes et cumulatives, les agressions ne sont pas forcément quotidiennes mais elles sont souvent cycliques : elles s’aggravent par ailleurs et s’accélèrent dans le temps.

 

 

 

Ces violences ne sont pas une histoire simple d’un passage à l’acte isolé. C’est avant tout le fait d’être plongé dans un contexte, un climat de peur. Les passages à l’acte ne sont que la partie visible de l’iceberg.

 

 

 

Les tensions permanentes dans lesquelles les victimes de violences sont inscrites, ont non seulement de conséquences sur leur psychisme mais également sur l'entourage (famille, enfant, amis) qui si il est proche est également une victime direct ou indirect.

 

« La violence à l’égard des femmes est une manifestation des rapports de force historiquement inégaux entre les femmes et les hommes ayant conduit à la domination et la discrimination des femmes par les hommes, privant ainsi les femmes de leur pleine émancipation ».

 

S'agissant des hommes, on en parle peu, peuvent eux aussi être sujets aux violences conjugales. Quelque soit leur souffrance sont inexistants socialement, juridiquement et politiquement. Comment savoir que vous, hommes victimes de violences, vous existez et souffrez d'une double peine : les violences subies et le fait qu'on ne vous représentent qu'en agresseurs potentiels ? Vous avez-vous aussi le droit d’être accompagné dans vos difficultés. Il n’y a pas de honte à avoir, juste des choses à prendre en main…

 

2.      L’ampleur du phénomène

 

·         En moyenne, le nombre de femmes âgées de 18 à 75 ans qui au cours d’une année sont victimes de violences physique et/ou sexuelles commises par leur ancien ou actuel partenaire intime, est estimé à 225 000 femmes. L’auteur de ces violences est le mari, concubin, pacsé, petit-ami ; ancien ou actuel ; cohabitant ou non.

 

 

 

   - 3 femmes victimes sur 4 déclarent avoir subi des faits répétés

 

 

8 femmes victimes sur 10 déclarent avoir également été soumises à des atteintes psychologiques ou des agressions verbales

 

 

·         149 000 hommes ont été victimes de violences au sein de leur couple en 2012 et 2013, selon l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (qui s'appuie l'enquête de victimisation « cadre de vie et sécurité »).

 

·         398 000 Sur la même période, les femmes étaient toutefois bien plus nombreuses à se déclarer victimes de violences physiques ou sexuelles de la part de leur conjoint et de leur ex-conjoint.

 

·         Un rapide calcul des victimes de violences conjugales montre que les hommes représentent donc 27 % des cas de violence conjugales et 17 % des cas mortels. La formule – tristement consacrée – : « Tous les trois jours, une femme décède sous les coups de son conjoint » peut toutefois son équivalent pour l’autre sexe : « Tous les 14,5 jours, un homme décède sous les coups de sa conjointe ».

 

 

Cette violence, plus taboue, est mal représentée par les statistiques. Les hommes en parlent moins, le déclarent moins. Quand 10 femmes sur 100 déposent plainte suite aux violences qu’elles ont subies, seuls 3 hommes sur 100 osent se tourner vers la justice, toujours selon l’ONDRP.

 

 

En France, la question des violences conjugales n’est prise en compte que depuis une dizaine d’année.

 

Les conséquences des violences sont désastreuses sur la personne. Il est donc nécessaire de ne plus le cacher et de trouver la force de SORTIR DU SILENCE !

 

3.      En parler sans peur et sans  jugement

 

Les numéros d’écoute :

 

  • Le 17 : numéro qui vous permet de joindre la police et la gendarmerie.
  • Le 112 : numéro d’appel unique européen pour accéder aux services d’urgence, valable dans l’Union européenne.
  • Le 15 : numéro spécifique aux urgences médicales, qui vous permet de joindre 24h/24 le service d’aide médicale urgente (SAMU).
  • Le 18 : numéro qui vous permet de joindre les pompiers.
  • Le 114 : numéro d’urgence pour les personnes sourdes ou malentendantes
    victimes ou témoins d’une situation d’urgence, afin de solliciter l’intervention des services de secours (en remplacement des 15, 17, 18).

 

 

 

Chez conseil et thérapie : Je vous accompagne vers la verbalisation de votre souffrance, je vous écoute avec bienveillance et sans jugement afin de vous aider à sortir de votre difficulté.

 

 

J’entends souvent les « victimes » se culpabiliser « c’est ma faute… » ou « ce n’est pas sa faute ». Du pareil au même. Ce à quoi j’ai envie de vous répondre : « il n’y a pas de coupable et surtout pas vous, parfois même l’agresseur ne sais pas faire autrement ».

 

 

N’ayez pas honte de vous faire aider. Et n’oubliez pas, vous n’êtes pas seul(e) ! Vous détenez la clé du changement. Je vous aide à la trouver.

 

 

Dorine NKODIA

praticienne en psychothérapie

thérapeute conjugale et familiale